Couverture médiatique d’un procès: une quarantaine de journalistes outillés sur plusieurs thématiques à Conakr

Pour une bonne couverture médiatique du procès des évènements du 28 septembre 2009, tout en respectant les principes et règles qui régissent l’éthique et la déontologie du métier, la cellule de communication dudit procès organise une session de formation sur le renforcement des capacités des journalistes.

Durant 3 jours, une quarantaine des journalistes venus des médias privés et des médias publics vont être outillés sur les thématiques portant sur le fact-checking, les techniques de recherches d’informations pour un procès sensible et les médias à l’usage des concepts judiciaires. Le coup d’envoi de cette formation a été donné le jeudi 14 décembre, dans la salle polyvalente du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme (MJDH) par la secrétaire générale dudit ministère.

Abdoulaye Djibril Diallo, président de la cellule de communication du procès des évènements du 28 septembre 2009 croit savoir que ce procès est l’un des plus grands chantiers de la refondation prônée par le Colonel Mamadi Doumbouya, parce que ce procès intervient après 13 ans de tribulation, 13 ans de souffrance des victimes, 13 ans d’hésitation sur fond de souffrance des populations. Tout s’est passé comme si pendant 13 ans pour les victimes et pour les défenseurs des droits de l’homme le pays s’était arrêté, dit-il « Donc, le président de la transition a vu juste en mettant l’accent sur la nécessité d’organiser ce procès sur fond de transparence dans la lutte contre l’impunité. Pour nous, un tel projet ne pouvait pas se passer sans un apport incommensurable des médias, parce que les médias ont pour rôle primordial de faire respecter les droits des populations à l’information. Et c’est pour cette raison aujourd’hui au niveau de la cellule de communication du procès, nous avons pensé qu’il était important de renforcer les compétences professionnelles des journalistes pour faire en sorte pour qu’ils puissent collecter, traiter et diffuser l’information tout en respectant les principes et règles qui régissent l’éthique et la déontologie du métier, parce que ce procès est un procès sensible. Il s’inscrit dans la dynamique de la réconciliation des fils et filles de la Guinée et les médias doivent concourir à cette volonté politique », a laissé entendre Abdoulaye Djibril Diallo.

 

 

Poursuivant, le Coordinateur de l’unité de gestion du procès des évènements du 28 septembre 2009 Sâa Ford Millimono rappelle les attentes de sa structure. « L’organisation de cette session de formation répond donc à un double impératif celui de renforcer les compétences des journalistes chargés de la couverture médiatique du procès et de favoriser la coopération entre tous les médias en charge de la couverture du procès »

Venue présidée cette cérémonie d’ouverture, la secrétaire générale du ministère de la justice et des droits de l’homme Mme Marie Irène Hadjimalis a profité de l’occasion pour rafraîchir la mémoire des journalistes sur l’importance de leur métier dans la vie de tous les jours mais surtout dans le traitement de l’information judiciaire avant de revenir sur les objectifs de cette formation. « Le présent atelier de formation s’inscrit dans cette dynamique de renforcement des capacités des journalistes, en vue de booster leur professionnalisme dans le contexte actuel de la transition. Les thèmes et sous-thèmes à l’ordre du jour des présentes assises sont d’une importance et pertinence capitales car ils portent sur les grandes préoccupations du moment. Les organes de presse et des médias effectuent au quotidien des veilles sur l’actualité législative, jurisprudentielle, judiciaire et sur les activités de la chancellerie », a-t-elle expliqué.

Considérée comme garant de la bonne transmission de l’information, la secrétaire générale pense qu’elle doit faire preuve d’une grande rigueur dans la rédaction d’articles ainsi que pour ses enquêtes. « La vulgarisation du droit est une de ses principales missions, il cherche à rendre l’information compréhensible pour tous. Ainsi, il est celui qui établit un lien fort entre l’appareil judiciaire et les citoyens. La chronique judiciaire consiste en un exercice unique: assister à une audience et en rendre compte à des personnes qui, pour la quasi-totalité d’entre elles, n’y assistent pas. Il s’agit donc d’un travail en trois temps: d’abord l’observation, ensuite l’écriture, enfin la diffusion (…). Le présent séminaire, à mon avis, vise à articuler sémiotiquement une information particulière, c’est-à-dire par la représentation, au moyen d’un signifiant, entendez par un symbole ou un signe, un signifié quelconque, qui peut être une situation, un événement ou un objet »

Mamadou Yaya Barry

 

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