Formation du gouvernement: Dr Zotomou tire à boulets rouges sur Doumbouya et prévient son PM

Bien qu’ayant souhaité bonne chance au nouveau gouvernement dont les membres ont enfin été nommés hier mercredi 13 mars, le Dr Edouard Zotomou Kpogomou ne semble pas attendre grand-chose du changement en cours. Le président de l’Union Démocratique pour le Renouveau et le Progrès (UDRP) et membre influent de l’ANAD l’a fait savoir dans un entretien téléphonique accordé à Guineenews.

Parmi les remarques faites par notre interlocuteur, il y a le non-respect de l’engagement pris par le président de la transition concernant le pourcentage des femmes. « Le Premier ministre avait annoncé 30 % de femmes. Malheureusement, il y a eu 6 ministres femmes. Ce qui nous amène autour de 20 % à 21 %. Donc nettement en deçà de l’annonce qui a été faite », déplore-t-il.

Poursuivant, le Dr Zotomou revient sur les circonstances de la dissolution de l’ancien gouvernement, en mettant l’accent sur « l’exactitude des termes », selon ses propres expressions. « Quand on dissout un gouvernement ou une institution, on dissout toute l’équipe de façon solennelle, on prend tout le temps nécessaire, avec tout le cérémonial nécessaire et tout l’état-major en arrière-plan pour lire le décret suivi des mesures conservatoires comme la reprise des documents de voyage et le gel des comptes. Je pense que reprendre les membres de cette ancienne équipe, c’est faire du bruit pour rien. Parce qu’on aurait dû faire un remaniement ».

Pour la suite, il avertit : « au niveau des forces vives dont notre coalition (ANAD) fait partie, nous disons qu’il nous reste 9 mois d’ici la fin de la transition », rappelant que « de commun accord avec la CEDEAO, la date butoir du 31 décembre 2024 pour la fin de la transition, tous projets terminés ». Et d’insister : « nous tenons à cela, et nous ne voulons pas une seule minute au-delà. »

Une façon pour lui de mettre la pression sur le gouvernement dont le Premier ministre a implicitement officialisé le prolongement de la transition en annonçant seulement le référendum avant la fin de l’année.