Guinée forestière : les populations de Morissimandou dénoncent l’état des travaux routiers inachevés dans la sous-préfecture de Gueasso 

La sous-préfecture de Gueasso située à l’est de la préfecture de Lola et frontalière de la Côte d’Ivoire est l’une des sous-préfectures où plusieurs travaux routiers sont à l’arrêt depuis des années. Ce qui rend les déplacements des habitants difficiles. Cette situation touche les secteurs de Gbakoro, de Samoukadou, de Gueasso Morissimandou, de Tono à Wolono, qui sont les plus touchés.

La situation la plus alarmante serait le cas de Morissimandou, en passant par Madina, Goh, Foumgbedou jusqu’à la frontière ivoirienne. Par contre, le pont sur le fleuve Gouan est en chantier depuis 2010. Construit en 2009 par la société  »Forêt forte » en bois d’une longueur d’environ 40 mètres, ce pont est coupé en deux parties. Et tremble sous les piétons et des motards. Empêchant aujourd’hui les habitants de ces localités d’écouler leurs productions sur les marchés.
Pour s’enquérir de la réalité, le correspondant de Guineenews basé à Lola s’est rendu dans la localité. La situation actuelle du village est désastreuse avec des villageois obligés de marcher avec plusieurs sacs de maniocs sur la tête.
Interrogé à propos de cette situation, Bangaly Soumaoro, conseiller à la commune rurale de Guéasso affirme que  « l’axe Guéasso Morissimandou, jusqu’à la frontière ivoirienne n’est plus fréquentable. Le pont sur le Gouan est complètement pourri. Ce pont a été construit par la société  »Forêt forte » pour faire sortir les bois. En ce moment, c’était le seul passage pour les véhicules qui passent pour la Côte d’Ivoire. Mais en 2018 après la pose de la première pierre de la route de Soumaorosso, tout le monde était content. Mais malheureusement ça a été un feu de paille, rien n’a été fait. Au lieu d’aller de l’avant nous on recule. Parce que tout ce qui a été entrepris ici dans la sous-préfecture de Gueasso en matière d’infrastructure routière, rien n’est arrivé à son terme. Moi, je ne vais pas vous citer la route nationale Gueasso Wolono. Les gens se sont arrêtés au niveau du pont de Gouan, après le pont de Gbakôrô et la route Guelemata Soumaorosso », a-t-il déploré.
 Parlant des difficultés de la population locale le conseiller tance:  « c’est regrettable aujourd’hui que le jour du marché hebdomadaire de Gueasso, que nos mamans prennent les sacs sur leurs têtes pour traverser le pont. Ici, c’est une zone agricole et productrice de manioc, de banane, de taro , de riz. Chaque jour, les véhicules venaient prendre des choses ici. Bien que la route ne soit pas bonne, mais une fois le pont s’est effondré, aucun véhicule ne peut passer. Même les motos, il faut descendre pour traverser le pont. Nous n’avons pas de moyens pour renouveler ce grand pont. Regardez, nous sommes en train de transporter les bois pour tenter de mettre sous le pont, et ce bois est tombé dans l’eau. Actuellement, nous sommes comme les premiers hommes. Il faut transporter le bois à des distances bien que tout le pont ait cédé. Déjà, c’est le début de la saison pluvieuse est l’hivernage ne va pas emporter le reste point d’interrogation. Il ya de cela quelques jours une femme enceinte qui était en état de travail pour la transférer de Gueasso, nous avons cherché des hamacs pour la prendre du village ».
 Pour terminer, notre interlocuteur interpelle le général Mamadi Doumbouya, le président de la transition pour qu’il fasse quelque chose pour la sous-préfecture de Gueasso. Si on parle de l’agriculture dans cette zone enclavée qui produit beaucoup de denrées alimentaires.
« Nous n’avons pas d’autres moyens financiers seulement, nous disons au colonel de reprendre les travaux de nos routes. Si tu travailles et que tu n’as pas où envoyer, c’est difficile pour nous. Le bois à presque 14 ans, c’est trop. Même les passages vont être coupés parce que tout est en bois. Depuis l’effondrement, c’est tout le monde qui est préoccupé même, les vieux viennent voir le point ».