L’œil de guineenews/ remontée du Km 36: enfin, le risque de voir des camions tomber dans le ravin est presque nul !

Il ne se passait pas une semaine sans qu’on enregistre un cas d’accident de gros camion à ce niveau. Il se renverse toujours sur le bas-côté de la route, manquant de peu, de détruire les habitations situées en contrebas. La zone est très abrupte, avec des bords  fortement pentus. On se souvient qu’un lecteur de guineenews, M. Himi Youla en l’occurrence, qui habite non loin de là, nous avait rapporté des images de camions tombés en ces lieux. En sa qualité d’expert en circulation de camions, M Youla ne pouvait pas rester indifférent face à une telle situation. Pour avoir été inspecteur formateur dans une compagnie pétrolière de la place, il a longtemps, inspecté les camions d’hydrocarbures avant  tout chargement et départ pour la livraison. C’est ainsi qu’il nous avait dit, en nous transmettant les images, que ces accidents de camions tenaient principalement à trois causes : la surcharge, la défectuosité du système de freinage, au niveau du tracteur ou de la remorque, (ou des deux à la fois) et à l’inaptitude des chauffeurs de camion à aborder une côte, sans caler le moteur, en pleine remontée et céder aussitôt à la panique. Si cette dernière cause se corrige par une formation adéquate, par contre les deux premières tiennent au respect de la règlementation en vigueur. Encore que là, tous les transporteurs savent pertinemment que la surcharge est interdite et que la visite technique est obligatoire. Il suffit de les respecter, pour se mettre à l’abri de pareils malheurs, aux conséquences illimitées.

D’ici que ces préalables soient pleinement résolus, les autorités ont adopté une mesure palliative qui écarte provisoirement le problème, sans le résoudre une fois pour toutes. Ainsi, malgré que les risques soient toujours là, ils se trouvent atténués, par la pose de garde-fous  disposés sur le flanc de la route, tout le long de la côte.

Cette disposition va certes réduire les risques de dégringolade des camions, sans pour autant empêcher qu’ils tombent en pleine chaussée. Cela nous ramène à la première conclusion de  Youla qui impute ces accidents, à la surcharge, au mauvais état technique des camions de transport de marchandises qui empruntent cette route et à la formation incomplète des chauffeurs. Des aspects bien fondés et pertinents dont la solution définitive relève de la compétence des services compétents en la matière, donc de l’Etat. L’idéal serait que chaque transporteur mette du sien dans le respect de la règlementation, sans attendre une quelconque coercition des pouvoirs publics. Au final, c’est tout le monde qui gagne !