Makanéra sur le nœud du litige qui l’oppose à Ousmane Kaba : « parce que j’ai défendu Kassory et Kalil Kaba qu’il a traités de voleurs »

Les débats dans le dossier opposant le président du parti PADES et fondateur de l’université  Kofi Annan à Makanéra Kaké, homme politique guinéen et ancien ministre de la Communication se sont réouverts ce mercredi, 06  mars 2024 au TPI de Dixinn.
À l’audience du jour, c’est seul Alhoussein  Makanéra Kaké qui a comparu, lui qui est poursuivi pour diffamation par voie de presse. À la barre, le président du parti Front National pour la Démocratie ( FND), a dénoncé les failles de la justice guinéenne quant à la méconnaissance de la loi portant liberté  de la presse, avant de revenir sur les vraies raisons pour lesquelles il est poursuivi par l’ancien ministre de l’Économie et des Finances.
« Dr Ousmane Kaba m’a appelé chez lui pour me dire de ne pas défendre son bienfaiteur Kassory, et son propre frère Ibrahima Kalil Kaba, qu’ils sont tous des voleurs, et cela devant sa femme. Qu’au moment qu’ils volaient de l’argent que est-ce qu’ils me donnaient ma part? Voilà le fond du problème. C’est pour cette raison que je voulais donc répéter ça par devant lui par devant le tribunal. Mais avec son absence ça n’a pas de sens, parce que moi je ne poignarde pas quelqu’un au dos. Quand je dois te parler c’est de face à face. Même si demain il accepte de venir, je devais partir aux débats pour que les gens comprennent pourquoi il me poursuit », a mentionné Makanéra Kaké,  au sortir de la salle d’audience.
À la barre, l’ancien ministre de la Communication a signifié le non respect de  deux dispositions légales dans cette affaire. C’est entre autres : le délai de comparution et le fait qu’il devait lui-même recevoir la liste des témoins adressés et les griefs pour lesquels il est poursuivi.
« Malheureusement c’est ce qui n’a pas été fait. Mais heureusement pour moi, quand je l’ai évoqué, c’est l’avocat même qui devait défendre la partie adverse qui a été mon témoin, voire mon avocat. Il a reconnu devant le tribunal que quand j’ai évoqué que je n’ai pas reçu les dossiers que je devais recevoir cinq jours avant, que le président du tribunal que j’ai révoqué a insisté à ce que je prenne le dossier à la barre. Ce qui est une violation flagrante de l’article 136 de la loi sur la liberté de la presse. Alors quand j’ai évoqué ça, la présidente du tribunal a demandé le renvoi du dossier en attendant qu’il puisse statuer…
En réalité, je n’avais même pas besoin de l’évoquer », a confié le politicien guinéen.
Pour lui, la liberté de la presse n’est jusqu’à présent pas comprise en République  de Guinée. Car, même si la diffamation était constatée dans ce dossier, il ne revenait pas à lui d’en payer les frais, mais plutôt selon les textes, à l’organe de presse en question.
« La sagesse qui est cachée derrière ça, même si moi je veux faire une diffamation à portée publique, si je n’ai pas un organe de presse, je ne peux pas le faire. Et donc, pour combattre le mal à la racine, on sanctionne l’organe de presse pour empêcher les gens de faire la diffamation. Mais en réalité, ces gens là ne savent même pas ce qu’on appelle diffamation. Parce que quand vous regardez les griefs contre moi, que je dis qu’il n’est pas brillant, qu’il a eu un contrat et qu’il avait un bâtiment de contrat avec l’État, ce n’est pas ça la diffamation. La diffamation c’est plutôt tout propos qui porte atteinte à la dignité d’une personne, même si c’est vraie. Dans ce cas présent, ils (juges), pouvaient pas dire que j’ai menti mais pas une diffamation. Parce que dire à quelqu’un qu’il a un bâtiment, ou qu’il a un contrat, ça ce n’est pas de l’njure(…). C’est pourquoi j’aurai souhaité que Dr Ousmane soit là… », a sollicité Dr Ousmane Kaba.
Il faut noter que la reprise des débats est attendue le 13 mars…
Sâa Robert Koundouno 

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