Mois de Ramadan: les prix ne sont pas respectés à plusieurs endroits, à Conakry

Pour alléger le panier de la ménagère pendant cette période de Ramadan, les acteurs de la chaîne commerciale, plus précisément la direction de la chambre de commerce, ont décidé de fixer les prix des denrées alimentaires de première nécessité. Sur l’affiche rendue publique le sac du sucre passe de 440000 gnf a 400000 gnf et l’huile de 29000 gnf à 265000 gnf et le sac d’oignon de 25 kg de 260 mille gnf à 230 mille gnf. Mais sur le marché, ces différents prix ne sont pas respectés à la lettre par des nombreux vendeurs.

Interrogé, un vendeur des produits de première nécessité nous propose des prix plus élevés que les tarifs fixés par les autorités. Sans savoir que nous sommes des journalistes, il nous a dit qu’il revend un sac de riz à 355 mille gnf et l’huile et l’huile de 20 litres à 265 mille gnf. Et lorsque nous nous sommes présenté à lui il s’est rétracté pour dire que le propriétaire est sorti et qu’il ne maîtrise pas trop les prix.

À Koloma marché, nous avons constaté que l’oignon commence à se faire de plus en plus rare mais ici également le sac du sucre se revend entre 410 et 420 a mille gnf et le sac de riz de 50 kg à 365 mille gnf par endroits.

Trouvé devant sa boutique au grand marché de Cité Enco 5, Abdoulaye Sylla vendeur dans une boutique d’alimentation nous a fait savoir que s’il respecte à la lettre les prix fixés il ne peut pas s’en sortir.

« Ce début du mois de ramadan est confronté à beaucoup de difficultés par rapport aux prix des denrées alimentaires. À l’heure là nous vendons le riz à 340 mille gnf, les bidons d’huile de 20 litres à 260 mille et les bidons de 10 litres à 140 mille gnf », a-t-il précisé.

Comparativement aux tarifs fixés par les autorités, il y a certains produits qui ont connu une diminution et d’autres une augmentation.  » Moi je vais dire à l’Etat, avant de fixer les prix ils doivent d’abord connaître la réalité du terrain avant toute fixation des prix. Chez moi il y a certains produits que je vends il y a une augmentation et d’autres il y a une diminution. (…) Vous savez sur la fixation des prix, il y a l’analphabétisme même si les prix sont affichés ils ne savent pas qu’il y a une affiche concernant les prix ».

Pour finir, dit-il, les difficultés qu’ils rencontrent c’est au niveau de Madina, le plus grand centre de négoce de la Guinée où les prix sont différents des prix fixés par les autorités. Donc si tu vends aux tarifs fixés tu vas perdre.

Mamadou Yaya Barry

 

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