Transition : au-delà de la structure gouvernementale,  voici ce que veut l’ANAD 

Les réactions se multiplient après la publication de la nouvelle structure gouvernementale en vue de la nomination des membres du gouvernement. La dernière en date est celle du Dr Édouard Zotomou Kpoghomou, président de l’UDRP (Union Démocratique pour le Renouveau et le Progrès) et responsable de l’ANAD (Alliance Nationale pour l’Alternance Démocratique).

Joint par Guinéenews, le Dr Zotomou déclare : « De l’ancienne structure à la nouvelle, je dirais que c’est presque la même chose, ou presque. »

Poursuivant, il ajoute : « Encore une fois, pour nous à l’ANAD, ce qui nous intéresse moins, ce n’est ni la structure ni la composition du nouveau gouvernement, mais plutôt la redéfinition des priorités de cette transition pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel, dans les délais impartis. » Et d’ajouter : « L’ossature d’un gouvernement est semblable à la composition d’une équipe de football. Elle seule ne garantit pas la victoire. Il faut un système de jeu élaboré par l’entraîneur à travers ses choix tactiques et stratégiques. »

D’ailleurs, il souligne : « Cette analogie nous rappelle qu’il ne suffit pas d’avoir une bonne structure gouvernementale pour assurer le succès, si la volonté politique n’est pas présente pour redéfinir les priorités et faire des choix judicieux pour obtenir les ressources matérielles et humaines nécessaires afin de mener à bien les projets subséquents. »

Il insiste également : « Encore une fois, la transition est un processus politique dont la réussite ne se mesure ni par la structure gouvernementale ni par les membres qui le composent, mais par la qualité des individus assignés à la tâche, dans un esprit patriotique et d’équipe, en respectant l’éthique et l’intégrité. »

Revenant à la genèse de tout ce processus, le Dr Zotomou rappelle : « La manière spectaculairement humiliante par laquelle le défunt gouvernement a été solennellement dissout constitue une preuve éloquente de l’échec cuisant de la transition sous le CNRD. »

Et il conclut : « Il est donc temps que la gouvernance du CNRD réévalue humblement ses objectifs pour se concentrer sur l’essentiel, avec le soutien de tous les acteurs impliqués dans ce processus politique. »