En quatre années d’exercice, le Conseil national de la Transition (CNT), sous le leadership de son président, l’honorable Dr Dansa Kourouma, aura profondément marqué l’histoire institutionnelle de la Guinée. Investi de la mission de conduire la transition législative et de poser les bases de la refondation de l’État, le Parlement de la transition a mené un vaste chantier de réformes qui ouvre la voie à l’avènement de la Ve République.
Au cœur de cette dynamique figure l’élaboration d’un nouveau cadre juridique et institutionnel destiné à répondre aux aspirations des Guinéens. Le CNT a ainsi examiné et adopté de nombreuses lois ordinaires, des lois organiques, des résolutions ainsi que des conventions internationales, consolidant les fondements législatifs du pays.
L’une des réalisations majeures de cette mandature reste le processus d’élaboration de la nouvelle Constitution. Soucieux de bâtir un texte inclusif, le Conseil national de la Transition a organisé des consultations populaires dans les 33 préfectures de la Guinée ainsi que dans les communes de Conakry afin de recueillir les attentes des citoyens. Ce processus participatif a été enrichi par un forum interreligieux, un symposium sur le constitutionnalisme et un débat d’orientation constitutionnelle, avant la rédaction de l’avant-projet de Constitution puis sa vaste campagne de vulgarisation à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.
Dans le prolongement de cette réforme constitutionnelle, le CNT a adopté le nouveau Code électoral ainsi que plusieurs lois organiques indispensables à la mise en œuvre des nouvelles institutions de la République.
Sur le plan du développement national, l’institution a également accompagné les grandes orientations stratégiques du pays à travers l’adoption de la Loi-Plan Simandou 2040 et de la Loi de programmation 2026-2030. Elle a, en outre, autorisé la ratification de nombreux accords de financement destinés à soutenir les investissements dans les infrastructures, l’énergie, la santé, l’agriculture, l’éducation et la sécurité.
Au-delà de sa mission législative, le CNT a pleinement exercé son rôle de contrôle de l’action gouvernementale en organisant des missions d’information et des séances plénières consacrées aux questions écrites et orales adressées aux membres du Gouvernement.
La modernisation de l’institution parlementaire constitue également l’un des marqueurs de cette mandature. Le lancement de la construction du futur siège de l’Assemblée nationale, premier complexe parlementaire moderne de l’histoire de la Guinée, symbolise cette volonté de doter le pays d’infrastructures à la hauteur de ses ambitions. À cela s’ajoutent la réforme de l’administration parlementaire, la bancarisation des salaires, l’assainissement du fichier du personnel ainsi que le renforcement des capacités des fonctionnaires parlementaires.
Sous l’impulsion de son président, le CNT a également renforcé le rayonnement international de la Guinée grâce à une diplomatie parlementaire active. Les relations avec le Parlement de la CEDEAO, l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, l’Union interparlementaire et plusieurs autres institutions partenaires ont été consolidées, contribuant à repositionner le Parlement guinéen sur la scène internationale.
Dans le domaine de la communication institutionnelle, la relance de la Radio parlementaire 107.5 FM et la création de Parlement TV, présentée comme la première télévision parlementaire d’Afrique francophone au sud du Sahara, traduisent la volonté de rapprocher davantage l’institution des citoyens et de promouvoir la transparence de l’action parlementaire.
Cette dynamique de transformation s’est également traduite par une reconnaissance internationale du leadership de l’honorable Dr Dansa Kourouma. Celui-ci a notamment reçu un Doctorat Honoris Causa en Leadership décerné par la Triune Biblical University des États-Unis, la Médaille d’Or de la Ligue Universelle du Bien Public en France ainsi que le prestigieux Prix humanitaire KISS attribué par le Kalinga Institute of Industrial Technology et le Kalinga Institute of Social Sciences en Inde.
À l’heure du bilan, le Conseil national de la Transition estime avoir rempli avec responsabilité la mission qui lui a été confiée : jeter les bases institutionnelles, législatives et constitutionnelles de la Ve République, tout en contribuant à moderniser le Parlement et à renforcer l’État de droit. Un héritage qui, selon l’institution, accompagnera durablement la construction d’une Guinée plus stable, plus moderne et résolument tournée vers l’avenir.
Ousmane CAMARA