La section syndicale de l’Union des travailleurs parlementaires dénonce la décision du secrétaire général : « la liberté syndicale est un droit constitutionnel »

La section syndicale de l’Union des travailleurs parlementaires a animé, ce lundi 8 septembre 2026, une conférence de presse à la Maison de la Presse de Guinée pour revenir sur la situation qui prévaut au sein de l’institution parlementaire, où le secrétaire général, Aboubacar Camara, a annoncé la suspension de toutes les activités syndicales à l’Assemblée nationale jusqu’à nouvel ordre.

Dans leur déclaration, les responsables syndicaux ont indiqué que leur structure, affiliée à l’Union syndicale des travailleurs de Guinée, « est dans une dynamique d’élection de renouvellement de notre bureau. Eu égard à tout ce qui s’est passé depuis 2021 jusqu’à nos jours, l’Union syndicale des travailleurs parlementaires a mené beaucoup de batailles dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie et de travail des fonctionnaires parlementaires ».

L’actuel secrétaire général de la section syndicale des travailleurs parlementaires, Israël Gassim Kalissa, a rappelé avoir écrit, depuis le 31 août dernier, au secrétaire général de l’Assemblée nationale, comme le veut le principe, « pour le tenir informé que le 9 septembre 2026, l’élection de renouvellement du bureau de l’Union syndicale des travailleurs parlementaires se tiendra dans l’enceinte de la salle du 28-Septembre ».

Ce responsable de la section syndicale des travailleurs parlementaires a ajouté : « Comme vous le savez, et contre toute attente, un communiqué de suspension de la section syndicale a surgi, un communiqué que nous dénonçons avec la dernière énergie. Parce qu’il faut faire la part des choses, nous ne sommes pas une fédération syndicale, nous ne sommes pas un syndicat national. Nous sommes une section syndicale. Cela veut dire que le mode d’élection, le mode d’installation est géré par le secrétariat national chargé de la syndicalisation de la centrale d’affiliation. Cela veut dire que les autorités administratives de l’Assemblée nationale n’ont aucune compétence de s’immiscer ou de donner des orientations. Cela relève de notre organisation faîtière, cela relève de nous, section syndicale, parce que nous avons un règlement intérieur et un statut qui déterminent notre mode de fonctionnement et notre mode d’élection. »

Mohamed Lamine Touré, secrétaire administratif du bureau syndical de la section des travailleurs parlementaires, a regretté que, malgré toutes les démarches entreprises, le secrétaire général s’oppose au renouvellement d’un nouveau bureau jusqu’à nouvel ordre.

« Le secrétaire général de l’Assemblée nationale tient mordicus que notre mandat est expiré et il n’y aura plus d’installation d’un nouveau bureau jusqu’à nouvel ordre. Vraiment, c’est une chose que nous regrettons venant du SG, monsieur Aboubacar Camara, juriste de son rang, d’être en porte-à-faux avec la loi. La liberté syndicale est un droit consacré par la Constitution. Dans tous les pays, les travailleurs sont libres de se constituer et d’être syndiqués. »

Mamadou Yaya Barry